Carnet de route

Raid ski de rando dans les monts roses

Le 01/09/2019 par Bertrand

Samedi 7 avril à 13 HEURES quatre jeunes cafistes Paul dit le Cabri , Xavier dit le Routeur, Franck dit l’Abbé et Bertrand dit l’Ancien se retrouvent au lycée Grandmont à TOURS destination ZERMATT, objectif randonnée à ski dans les Monts ROSES.

Toutefois avant de rejoindre la Suisse nous faisons pour la nuit étape dans le Jura chez les parents de l’Abbé ; une rapide visite du village et nous comprenons très vite que nous avons le privilège de pénétrer dans le domaine (ou Duché) familial de notre ami.

Après un passage obligé par le jardin du Papa de Franck, nous dégustons une excellente Tartiflette avant d’aller nous coucher. En effet, le dimanche, les choses sérieuses commencent, un bref arrêt à Chamonix sous la pluie nous récupérons Éric, le guide de notre expédition.

Première étape montée au refuge de Taschutte, première discussion sur l’itinéraire entre nos trois spécialistes Éric, Xavier et Franck, premier demi-tour et premiers jurons de l’Ancien qui a un peu de mal à suivre la cadence imposée par le Cabri et Éric dans un couloir étroit et pentu. Heureusement, Franck très gentiment l’accompagne.

Refuge confortable où nous prenons nos quartiers pour deux nuits. Lundi, réveil matinal, nous partons pour l’ascension de l’Alphubel 4200m avec des sacs allégés, toute l’équipe arrive au sommet sans difficulté avant de redescendre vers le refuge, la neige est facile à skier et nous nous faisons tous plaisir.

Mardi départ pour le refuge Britannia en passant par le col Allalin et l’épaule de Rimpfischhorn 4000 m. Un court passage en glace au-dessus d’une rimaye. L’Ancien, moins agile que le reste de l’équipe, demande à monter avec les crampons. Quelques minutes pour se restaurer au sommet. Et nous nous engageons dans une longue descente en neige poudreuse jusqu’au refuge Britannia. Que du bonheur !

Mercredi, départ matinal vers le refuge de Monte Rosa où nous allons rester deux nuits. L’itinéraire passe par le col de l’Adler (3 789m) puis une descente en neige croûtée où nous essayons de rivaliser en adresse pour limiter le nombre de chutes qui certes n’ont pas été très nombreuses mais aucun de nous en dehors d’Éric n’y a échappé. Puis c’est une très longue traversée jusqu’au passage d’un verrou équipé en via ferrata. Toutefois, avant de rejoindre la via ferrata, il faut monter une pente neigeuse ski sur le sac. Nos trois premiers camarades atteignent sans encombre le point de départ des câbles, pour les deux suivants la neige très légère s’est échappée de la roche mettant à nu le rocher et la montée devient compliquée sans pouvoir prendre d’appui, tractés par une moulinette nous finissons par atteindre notre but. Le refuge de conception récente ne laisse pas indifférent. Les avis sur l’architecture extérieure sont partagés. Par contre l’intérieur est particulièrement bien conçu. Les espaces bien pensés nous permettent de discuter sans perturber les autres randonneurs. Seul inconvénient notre chambre est au troisième étage sans ascenseur, il ne faut rien oublier au moment du départ ou lorsque nous allons dans la salle à manger.

A peine installé dans le refuge, il commence à neiger, cet épisode neigeux devrait durer toute la journée de demain. A table, la discussion s’engage sur le programme du lendemain compte tenu des prévisions météo. L’Ancien sans doute plus fatigué que le reste de la troupe propose une journée de repos sans grand succès bien sûr, toutefois Éric dans sa grande mansuétude nous accorde une heure de sommeil en plus, réveil à six heures.

Jeudi matin la prévision est bonne, il neige.  Personne ne se presse, malgré tout une sortie se dessine en direction de la pointe Zumstein. L’ancien annonce qu’il reste au refuge, la troupe prend son temps puis Éric sonne l’heure du départ et sans que l’on comprenne bien pourquoi, pas certain que lui-même ait compris d’ailleurs, on voit débarquer l’Ancien sac au dos, thermos rempli de thé de marche, annoncer à la troupe « faites chier, je viens avec vous ».  Contentement et éclat de rire du reste de la troupe. Et nous voilà partis pour une balade dont nous savons tous qu’elle sera courte, malgré tout nous nous élevons de 400 m, ce qui nous permet de profiter grâce à une éclaircie d’une descente dans une neige excellente. De retour vers midi après une bonne sieste, nous voilà partis à refaire le monde, on discute philosophie, théologie , place de la femme dans l’alpinisme, de l’utilité des cordées féminines (entre hommes bien évidement, c’est beaucoup plus simple), économie, de notre club le CAF que comme tout bon gaulois nous critiquons mais que nous ne quitterons pas (l’Ancien l’a quitté début des années 1970, mais il y est revenu), de ces personnalités que l’Ancien parisien ne connaît pas mais qu’il espère bien rencontrer un jour. Bref des discussions où chacun se respecte, laisse parler, n’essaie pas de convaincre mais de comprendre, put... que cela fait du bien.

Vendredi notre dernier jour, nous partons à la frontale, le ciel est étoilé et il a neigé toute la nuit. Une poudreuse légère qui scintillera dès les premiers rayons du soleil magique. Comme si les Mont Roses pour nous remercier d’être venu les voir nous offraient ce magnifique cadeau de départ. Il faut repasser par la via ferrata. Formalité cette fois, pour rejoindre le col de Stockhorn avant d’entamer la descente sur Zermatt. Une fois passée la zone rocheuse Le Cabri et l’Abbé attaquent fort, sans une seule pause pendant plus de deux heures de marche nous ne les reverrons qu’au sommet du col. Qu’importe, nous profitons d’une lumière et d’un paysage magique. Nous les soupçonnons de vouloir acheter quelques montres et autres bijoux pour leur moitié à ZERMATT avant de reprendre la voiture.

La longue descente sur ZERMATT depuis le col se déroule sans encombre avec une excellente neige au sommet. Traversée de ZERMATT à pieds, ski sur le sac, quelques arrêts devant les échoppes des bijoutiers, des terrasses de café remplies, bref le retour à la civilisation. Puis chemin en sens inverse, nous abandonnons Éric notre guide et ami à Chamonix qui repart le lendemain pour les Dômes de Miage et nous sommes admiratifs. Franck encore dans la montagne arrive même avec un GPS à nous faire une petite erreur d’itinéraire pour rejoindre le domicile de ses parents (il va falloir réviser l’Abbé pour passer l’initiateur). Heureusement Xavier nous remet sur la bonne route. Nouvelle étape chez les parents de Franck. L’accueil est toujours aussi chaleureux. Franck, de notre part à tous, un énorme merci à ta maman pour son accueil et ton papa pour sa bonne humeur.

Samedi nous nous séparons. L’Ancien reprend le train à Bourg direction Paris, émotion sur le quai de la gare. Il y a bien longtemps que l’on ne l’avait pas accompagné jusque sur le quai. Puis chacun reprend sa route et lundi nous recevons ce mail du Cabri qui résume et conclut parfaitement notre belle balade.
« Voilà les gars, lundi matin le réveil sonne... retour à la réalité. Mais avant de ranger mes skis je v oulais vous écrire quelques lignes pour tous vous remercier du séjour. Invité de dernière minute, je dois dire que je partais avec une petite appréhension. En fait j’ai passé un excellent séjour ! Je me suis régalé et j’ai rigolé comme jamais... Si c’est ça l’esprit «club alpin» alors franchement il ne faut pas le changer. Je n’ai pas une grande expérience dans le domaine mais j’ai ressenti que notre petit groupe avait de vraies valeurs, alors ne changez rien ! Voilà, sachez que je n’oublierai pas tous les bons moments que nous avons partagés ensemble pendant ce raid à ski, prenez soin de vous et à très bientôt j’espère. Merci à tous, vraiment !! Paul.»

Bertrand, l’Ancien…. (cafiste de Tours habitant à… Paris)






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